Médecin de
France
Mai 2006
« L'instant est précieux ! »
Chers amis,
L'instant est précieux ! Si précieux que je ne peux le garder pour moi seule, alors je vais essayer de vous le livrer, comme je l'ai vécu.
Ce lundi après-midi, 23 janvier 2006, j'ai eu le privilège d'avoir la présence de Maurice Larocque en « live » dans mon cabinet, dans ma campagne ! En supervision !
Je passerai sur le trac, le stress, l'appréhension pour ne vous parler que d'émotions positives, de ce que j'ai vu, de ce que j'ai savouré.
J'ai eu le bonheur de le voir débusquer, écouter, attendre, expliquer, encourager, insister, voire volontairement choquer.
Et le tout avec la grâce d'un danseur qui sait exactement où il va, sans jamais perdre le fil, et sans jamais que rien d'autre que l'encouragement ne transparaisse sur son visage.
Mes patients étaient quelque peu tendus au début. Je dois avouer qu'ils ont vite abandonné leur réticence initiale et se sont livrés, se sentant peu à peu confiants, et là, la magie commençait.
Cet après-midi là, j'ai appris comment expliquer ce qu'est l'hypoglycémie et ses diverses manifestations somatiques, en décortiquer les symptômes dans ses moindres recoins jusqu'à ce que le patient se reconnaisse (puisque le score sur le Poids MentalMD indique qu'elle existe, se débrouiller coûte que coûte pour la débusquer !).
J'ai admiré comment, après avoir fait l'organigramme des blocages, savoir le relier aux résultats du test du Poids MentalMD, essayer de trouver une cohérence, ne pas se contenter de la pelure d'oignon, mais aller au cœur ! (patient se disant en « survie » dans la colère, avec un score élevé de « passivité », chercher s'il n'est pas victime ;, peut-être qu'il ne le voit pas spontanément.). Et questionner, et questionner. Pourquoi ? Pourquoi ? Mettre en confiance, lever les résistances.
J'ai aussi vu comment aborder avec le patient l'analyse de son poids mental : « Voici votre poids mental, qu'est-ce que vous en avez pensé ? Voulez-vous qu'on en parle ? ». Des questions simples qui ouvrent le débat et mettent à l'aise.
J'ai aussi savouré les moments où « utiliser les mots du patient » permettait de lever un voile nouveau : « Que voulez-vous dire par "je me sens bizarre ?". Vous vous sentez bizarre depuis quand ? ». Enfin, j'ai aussi et surtout apprécié à quel point il est important de savoir se taire et laisser faire le silence.
Je crois que cet après-midi a été le meilleur atelier pratique que je n'aie jamais eu. J’ai pu voir l'application de ce que j'ai eu la chance d'apprendre en séminaire, et la mise en pratique directe a été pour moi le meilleur outil pédagogique. C'est inscrit à l'encre indélébile dans mon petit cerveau encore en ébullition.
Merci à Dominique Dupin et Maurice Larocque qui m'ont permis de vivre ces instants de plaisir et cette occasion qui est sans nul doute pour moi une merveilleuse opportunité de m'améliorer !
Mon souhait, c'est que mes confrères puissent avoir la chance un jour de vivre ce plaisir.
Mais faudrait-il peut-être qu'ils acceptent de lever leurs propres « blocages ! »
Médecin – France, mai 2006


