L’obésité a atteint le stade de pandémie.

L’obésité a atteint le stade de pandémie.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’obésité a atteint le stade de pandémie, c’est-à-dire qu’elle est maintenant considérée comme une épidémie qui s’étend sur plusieurs continents. C’est la première fois de l’histoire qu’on parle d’épidémie pour une maladie qui n’est pas infectieuse.

Plusieurs chercheurs sonnent l’alarme et décrivent l’obésité comme un tueur insidieux, puisqu’elle tue par l’intermédiaire de maladies qu’elle cause et que nous pouvons prévenir comme le diabète, les maladies cardiaques et certains cancers. Ils vont jusqu’à comparer ses effets mortels présents et à venir à ceux des grandes pandémies dans le monde comme la peste bubonique qui, au XIVe siècle, tua plus de 30 millions de personnes en Europe, dont un Français sur trois. Au début du XXe siècle, la grippe espagnole en fit mourir des dizaines de millions. Plus près de nous, le sida compte plus de 25 millions de décès dans le monde depuis 1980.

Or, l’épidémie d’obésité a littéralement explosé depuis 1980 et touche tous les continents, tant les pays développés que ceux en émergence comme la Chine et l’Inde, sans oublier les pays d’Afrique.
En 2006, l’OMS révélait que, pour la première fois, la planète comptait plus d’individus en surpoids ou obèses (1 milliard) que de victimes de malnutrition (800 millions). Comme l’épidémie touche particulièrement les enfants et les adolescents, des experts prédisent que l’espérance de vie des enfants sera inférieure à celle de leurs parents.

En même temps, nous assistons à une épidémie de diabète de type 2. Le coupable est le surpoids et l’obésité. Quatre-vingts pour cent de ces diabétiques ne le seraient pas et leur taux de sucre sanguin serait normal, s’ils avaient un poids santé. C’est une maladie qui diminue la qualité de vie et qui coûte cher en soins de santé étant donné ses effets: cécité, maladies cardiovasculaires, rénales, etc. Ce qui fait craindre que les systèmes de santé ne pourront pas absorber les coûts associés aux hospitalisations répétées, aux chirurgies, aux dialyses, aux médicaments et aux soins chroniques.

Le mal est déjà à nos portes. À cause de leur surpoids, des jeunes de moins de 20 ans souffrent de diabète de type 2 et de complications du syndrome métabolique: haute pression artérielle, foie gras, cholestérol sanguin élevé, triglycérides sanguins élevés. Il y a à peine une vingtaine d’années, ces diagnostics étaient rarement posés avant l’âge de 50 ans.

Excerpt From: Dr Maurice Larocque. “Motivation minceur.” Apple Books.