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Pendant des années, le message dominant était simple : mangez moins. Mais lorsque l’appétit diminue considérablement — notamment chez certaines personnes qui utilisent un médicament de la famille des GLP-1 — une meilleure question se pose :
Comment faire en sorte que ce que je mange compte vraiment?
L’objectif n’est pas seulement de réduire les portions. Il s’agit plutôt de tirer le meilleur parti de chaque repas en privilégiant des aliments nourrissants, agréables et faciles à tolérer.
Lorsque les quantités consommées diminuent, les protéines prennent une place particulièrement importante. Elles fournissent les acides aminés nécessaires au maintien des tissus, notamment des muscles.
Selon vos goûts et votre tolérance, vous pouvez choisir :
Essayez d’inclure une source de protéines à chaque repas ou collation, même lorsque la portion est petite.
Les légumes, les fruits, les légumineuses et les grains entiers apportent des fibres, des vitamines et des minéraux essentiels.
Si certains aliments sont plus difficiles à manger, choisissez des textures qui passent bien : petits fruits, fruits tendres, légumes cuits, soupes, lentilles ou gruau. Il n’est pas nécessaire de viser la perfection. Une petite quantité que vous tolérez bien vaut mieux qu’une grande portion qui vous cause de l’inconfort.
Une diminution de l’appétit peut parfois faire oublier les liquides. Gardez une bouteille ou un verre d’eau bien visible et buvez régulièrement en petites quantités.
Évitez toutefois de boire beaucoup d’un seul coup si cela accentue la sensation de satiété ou l’inconfort. Certaines personnes préfèrent boire entre les repas plutôt que pendant ceux-ci.
Les gros repas ne conviennent pas toujours lorsque l’appétit est réduit. De petites portions réparties dans la journée peuvent être plus faciles à consommer.
Voici quelques idées :
Choisissez des combinaisons simples comprenant idéalement une source de protéines, un aliment végétal et, selon votre faim, un grain entier ou un autre aliment riche en énergie.
Prenez le temps de manger et observez les signaux de votre corps. Arrêtez-vous lorsque vous vous sentez rassasié, même si votre assiette n’est pas terminée. Vous pourrez toujours conserver le reste pour plus tard.
Une règle simple peut guider vos choix :
Ne faites pas seulement rétrécir votre ancienne alimentation; améliorez ce qu’il en reste.
Chaque bouchée devient une occasion de fournir à votre corps les éléments dont il a besoin.
Des nausées persistantes, des vomissements, une constipation importante, une incapacité à boire suffisamment ou des difficultés à répondre à vos besoins nutritionnels méritent une consultation auprès d’un médecin, d’un pharmacien ou d’une diététiste-nutritionniste.
N’interrompez pas et ne modifiez pas votre traitement sans en discuter avec le professionnel de la santé qui vous accompagne.
Avec un appétit réduit, l’alimentation doit rester utile, réaliste et reproductible. Commencez par les protéines, ajoutez des végétaux bien tolérés, hydratez-vous régulièrement et privilégiez de petits repas simples.
Il ne s’agit pas de manger parfaitement. Il s’agit de faire en sorte que chaque bouchée compte.